Pis n’as-tu pas dansé au-delà de ta nuit?

17 décembre 2011 18h13 · Alain Fortaich

À propos l'article Voir Entrez dans la danse

Les yeux clos, tes gestes portent encore la suffisance de leurs mots.

 

 

En entrée, le magnifique film de Phillipe Baylaucq, Ora, une chorégraphie orchestrée par José Navas.  Le traitement de l’image en fait un film à la croisée du dessin et de l’animation.  Une naissance de corps.  Puis miroir, miroirs, danse et ronde et rituel.  Le danseur et sa lumière intérieure.  L’oeil attentif reste captivé par la matière qui prend un aspect irréel.  Le groupe et l’unité : tout part du même et retourne au même.

 

Puis Pina.  Win Wenders use de plus d’un subterfuge technique afin de nous révéler son amour pour Pina.  Sur la bas de l’écran, des rangées de bancs se confondent avec celles de la salle.  Dans l’écran, un écran sur lequel est projeté des extraits de films de Pina Bausch ou encore une maquette sur lequel s’animent les danseurs. 

La danse de Pina.  Dans un café, dans une carrière, sur la rue, à l’école.  Son âme  errante dans la fluidité du mouvement.  Et la timidité, la réserve de ceux, celles qu’elle a aimés.  Quelques phrases et surtout les gestes comme un hommage.  Surtout, la tristesse dans l’oeil des danseurs, de ses enfants dansants.

Classé dans :  Cinéma
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Alain Fortaich

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