7 mars 2010 20h48 · Alain Fortaich
À propos l'article Voir Train
Instruments traditionnels japonais : cordes et percussion. L’ambiance est installée. Quelques bancs, un rideau, des castelets aux usages multiples : symboliques ou utilitaires. D’une tête façonnée, d’un corps remembré émerge le verbe et du Verbe nait l’histoire : les histoires parallèles de Miyazawa ayant promis d’amener de la neige à sa soeur mourante et celle de cette femme allée chercher son fils au Japon.
Si l’histoire peut, par sa thématique de la perte, de l’absence, apparaitre difficile à aborder pour un enfant, le ton poétique qui imprègne le texte japonais laisse évaporer tout soupçon de chagrin voire de douleur et prête même aux éclats de rire. En effet, cet humour si particulier, ces gestes amplifiés, cette exagération suscite l’intérêt chez le jeune spectateur (et n’est pas sans rappeler notre très cher Marcel Sabourin, bien guindé, du jardin de notre enfance) dont l’attention est tantôt retenue par une marionnette, une ombre, une projection tantôt par ces acteurs à la mine particulière!