Léo, déstabilisant et enjoué dans sa boîte d’acclimatation!

6 juin 2012 6h16 · Alain Caron

À propos l'article Voir Au-delà des frontières

Incontestablement, le Carrefour international de théâtre de Québec a fait des trouvailles pour son édition 2012. Le Berlinois Tobias Wegner est Léo et tout à la fois, comédien, acrobate, clown. Le procédé scénique est ingénieux.
À droite de la scène, le vrai Léo fait des acrobaties en défiant les « lois de la gravité » dans un prisme rectangulaire – une boîte quoi! À gauche, un écran projette à l’endroit les acrobaties de Léo. Le truc, c’est qu’on oublie plus
souvent qu’autrement le monde réel de Léo pour se concentrer sur ses prouesses potentielles et virtuelles. Et on rigole de toutes ses découvertes et exploits plus ludiques les uns que les autres. Mais que cherche donc Léo dans son
univers fermé? À vaincre sa solitude bien entendu. Je ne me souviens plus qui a écrit ça, mais « créer c’est ne plus jamais être seul ». L’imagination nous aide à comprendre la réalité et à se familiariser avec la solitude. C’est pourquoi « la moindre maladresse, facétie ou découverte de Léo devient si captivant et nous le rend si attachant » (dixit le programme du carrefour).  Et Léo réussit à apprivoiser sa solitude par l’humour et l’imagination, à se dessiner un quotidien et à s’évader à  travers sa petite valise comme si son univers fermé était un jardin d’acclimatation (en référence à un des meilleurs livres que j’ai lu d’Yves Navarre). Comme s’est exclamé Mathieu, mon fils: c’était un évènement remarquable. Oh oui, remarquable le travail de l’Allemand Tobias Wagner avec son mot de la fin. Ingénieuse, la scénographie de Danièl Brière (comédien dans la série télévisée les Parent).

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