31 octobre 2010 11h29 · Alain Caron
À propos l'article Voir Piers Faccini
«Je suis anglo-saxon de culture, mais pas dans mon sang», de dire Piers Faccini à La Presse. Ça s'entend, il parle un français impeccable et n'hésite pas à introduire un vieux chant Italien en intro à l'une de ses plus belles chansons. Faccini a des racines italiennes et russes. Il vit avec sa femme italienne et ses deux enfants dans les Cévennes (ces montagnes verdoyantes tout près de l'Ardèche) en France. Jeudi soir à l'Astral, Piers Faccini nous a charmé avec une voix absolument superbe, une ouverture et un épilogue à cappella, une polyphonie créée à partir de multiples échantillonnages de sa voix (de quoi rappeler le singulier Fredo Viola), un répertoire folk, country, blues et de nombreuses incursions dans la musique du monde. Son charme discret sur scène n'a d'égal que le jeu de son batteur Italien dont la rythmique est époustouflante. La présentation de son répertoire puisée à même ses trois opus dont les magnifiques Two Grains of Sand et Tearing Sky, en crescendo, a été entrecoupée par une interprétation magique de One Of These Things Firts de Nick Drake avec nul autre que Patrick Watson – surprise inoubliable. Piers Faccini, est un artiste intimiste et raffiné.